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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 17:40
Cher Kenya,

Après trois mois passés sur tes terres, le temps est venu pour moi de te dire "au revoir". D'ici quelques heures, je serai dans l'avion pour l'Europe, retrouver des personnes qui me sont très chères...

Quand je suis arrivé à Nairobi mi-juin, tu m'as accueilli les bras ouverts. Bien que le début ait été un peu difficile et le choc culturel non négligeable, je me suis assez vite habitué à ton mode de vie, tes us et coutumes. Tellement de nouvelles choses se sont offertes à moi que je ne savais plus où donner de la tête! 
 
J'ai eu la chance de découvrir de nombreux de tes paysages à couper le souffle, ainsi que ta faune exceptionnelle : les parcs nationaux de Nairobi et Nakuru, la réserve nationale du Massaï Mara, le Mont Longonot, la grande vallée du Rift, le lac de Magadi, la ville de Mombasa et la côte... Je garderai un excellent souvenir de toutes ces impressions magiques!

Aujourd'hui était aussi mon dernier jour à l'Ambassade. Grâce à mon maître de stage, qui m'a fait confiance et confier des dossiers intéressants, ce stage était une expérience professionnelle exceptionnelle et très enrichissante. 

J'espère un jour pouvoir revenir te rendre visite et te faire découvrir à ceux que j'aime.

Tutaonana, Philippe.

 


 
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 09:05

Oui, oui, je sais, cela fait longtemps que je ne vous ai pas fait rêver avec mes récits et aventures à couper le souffle. Mais l’attente est enfin terminée et, croyez-moi, elle en valait la peine ! Allez, je vous laisse vous asseoir confortablement…  et c’est parti :
 

Le week-end dernier, j’ai découvert un autre endroit de ce merveilleux pays  : la côte kenyane. Avec Alena, Amanda et Sebastian, nous avons pris le train de nuit reliant Nairobi à Mombasa, la deuxième ville du pays, située au bord de l'océan indien. Le réseau ferré est pratiquement resté tel qu’il a été construit par les Anglais à la fin du 19ème siècle. La ville de Nairobi, signifiant « rivière fraîche » en langue massaï, fut créée grâce à la construction de cette ligne de chemin de fer reliant le littoral à Kampala, la capitale de l’Ouganda.

Nous sommes arrivés à Mombasa samedi matin. Un taxi, envoyé par la propriétaire de notre chambre d’hôtes, nous y attendait. Après avoir récupéré Isaac, le copain d’Amanda, nous sommes allés à Tiwi Beach, une plage paradisiaque située à une demi-heure de route au sud de Mombasa.

Une fois sur place, je n’en croyais pas mes yeux : l’océan indien s’est offert à nous avec son eau bleue, sa plage de sable blanc et ses palmiers. Notre cottage était situé à 50 mètres de la plage. Sous le charme, nous avons tout de suite sorti nos maillots de bains, serviettes, sceaux et pelles…

Pour le dîner, un cuisinier local nous a concocté un poisson au curry et à la noix de coco dé-li-cieux ! Tenez-vous bien : les services de ce cuisinier coûtent 450 shillings par jour (petit-déjeuner, déjeuner, dîner) avec nettoyage inclus. C'est-à-dire que chacun d’entre nous a payé environ 80 centimes d’euros !


Dimanche, après la plage le matin, nous sommes retournés à Mombasa et y avons visité la vieille ville, ainsi que Fort Jesus, construit par les Portugais au 16ème siècle. Fortement inspirée par le monde arabe, Mombasa est une ville majoritairement musulmane située à un point géographique stratégique entre le continent africain et le Moyen-Orient. Elle fut, durant ces derniers siècles, le spectacle de nombreuses conquêtes coloniales, d'abord les Portugais, puis les Arabes et enfin les Anglais.


Lundi matin, notre taxi nous a emmenés à Shimoni, un village balnéaire situé à proximité de la frontière tanzanienne. Au programme : une sortie en bateau jusqu'à la réserve nationale marine de Kisite – Mpunguti, plongée en tuba, puis déjeuner et visite de l’île de Wasini.

Après une heure de bateau, nous avons enfin atteint la barrière de corail. Et là, un spectacle à couper le souffle s'est offert à nous ! Une eau turquoise, des poissons de toutes les couleurs, une flore étonnante. Et ce n’est pas tout : après être remontés dans notre embarcation, nous avons pu voir cinq à six dauphins à seulement quelques mètres de nous. C’était la cerise sur le gâteau !

Mais assez écrit, je laisse le soin aux photos de vous faire rêver encore plus...

 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 16:45
Voici l'article qui sera publié dans la prochaine édition du « Pole Pole Express, le journal des Français du Kenya » :

« Il y a quelques mois, Yoan Roux avait lancé un projet personnel, celui de récolter des fournitures scolaires afin de les distribuer dans les écoles kényanes. Il était venu une première fois au mois de février et revenu au mois de mai. Lors de sa dernière visite, le Service de Coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France au Kenya l’avait emmené dans une école / orphelinat du bidonville de Kibera, le Siloam Fellowship Ministry Academy.

Mi-août ce sont deux collègues de Yoan, Sévil Zékir et Anthony Maragou, qui sont venus à Nairobi et ont apporté 25 kg de cahiers et stylos pour les distribuer dans le même établissement scolaire. Accompagnés de l’équipe du SCAC, ils ont été reçus par l’évêque Stephen Wanyonyi, directeur du Siloam Fellowship Ministry Academy. Celui-ci est composé d’une école regroupant 461 élèves, âgés de 3 à 18 ans, et d’un orphelinat de 72 pensionnaires. L’évêque Stephen Wanyonyia leur a fait visiter les locaux et ils ont pu constater les besoins urgents : des chaises et des tables, des manuels et fournitures scolaires, des subventions pour l’infrastructure (eau, électricité, travaux d’aménagement). Sévil et Anthony ont ensuite distribué les cahiers et stylos aux élèves qui étaient présents. Le plus grand remerciement était le sourire qu’on pouvait lire sur leur visage. »


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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 22:15

Durant ces deux derniers mois vécus à Nairobi, je vous ai raconté mes safaris, randonnées, sorties du week-end… Mais qu’en est-il de mon train-train quotidien? A quelle heure sonne mon réveil ? Combien de temps ai-je pour déjeuner ? Que fais-je le soir ? Dans les lignes qui vont suivre, je vais vous décrire une de mes journées, du lever au coucher du soleil. Mais attention, ici au Kenya, aucune journée ne se ressemble ! On n’est jamais à l’abri d’une surprise inattendue ! Chaque tranche horaire décrite ci-après, peut, indépendamment de ma volonté, être complètement différente…

 

06h45. Le réveil sonne.

 

07h. Je me lève et je te bouscule, tu ne te réveilles pas... ah non, ça c'est dans la chanson... Bref, je me lève et file sous la douche. M...! Il y a eu une coupure d'électricité toute la nuit, le chauffe-eau n'a pas fonctionné !
 

07h30. Je prends mon petit-déjeuner et essaye, dans la mesure du possible, d’écouter la radio française ou allemande via internet. Dans la mesure du possible, car la connexion est lente, très lente… quand elle fonctionne.

 

08h. Je sors de notre résidence « Blackrose Apartments » (cf. album photo) et prends le bus 46 de la compagnie bleue KBS ou verte Citi Hoppa. Quand ils ont encore des places de libre.


08h05. Je paye les 30 shillings kényans pour la course. Et oui, ici, il n’existe pas d’abonnement hebdomadaire ou mensuel. C’est un employé de la société de bus qui passe dans les rangs, encaisse l'argent et donne un ticket. Sans oublier le conducteur et celui qui racolle les clients ; un bus, trois emplois...

 

08h20. Si tout se passe bien, c'est-à-dire pas de bouchons, d’accident, de panne ou autre incident fortuit, j’arrive à l’arrêt Posta, juste en face de l’Ambassade.

 

08h30. Je commence mon travail.

 

11h. Premier courriel interne d’un de mes collègues stagiaire pour savoir où on ira manger ce midi.

 

12h30. 10ème courriel, toujours concernant le lieu du déjeuner.


12h50. 15ème  courriel...


13h. Je retrouve les autres stagiaires dans le hall d'entrée et nous allons au restaurant choisit selon un procédé démocratique depuis 11h. Le choix est vaste : Java House (Starbucks Coffee version kényane, mais en mieux, du moins à mon goût), Steers (McDonalds aussi version kényane), Greenview (restaurant kényan à petit budget : 4 euros pour un steak-frites), 4 Seasons (restaurant kényan avec buffet à volonté pour 3,80 euros), Aroma (autre restaurant kényan), etc. 


13h45. Le serveur nous apporte les plats.


13h57. Nous payons l'addition tout en avalant la dernière bouchée de notre délicieux beef stew, fried chicken ou encore fish fillet.


14h. Retour à l'Ambassade, le souffle haletant et la moitié du café à emporter renversé sur la chemise.


17h30. Fin de la journée de travail. Claire, une collègue, me ramène en voiture. Ce qui est très agréable, car ceci permet d'éviter de prendre le bus pendant l'heure de pointe.


19h. Arrivée à la maison (traffic jam oblige...)

20h. Avec Amélie, ma colocataire, nous préparons le dîner. Si envie de cuisiner : poulet sauce tomate, poisson à la noix de coco ou filet de bœuf et sa sauce beurre de cacahuètes ? Si pas envie : pâtes, pâtes ou... pâtes ?
 


21h. Quartier libre.

Amélie et Olivier, allongés sur le canapé, bouquinent avec le disque d'Amadou et Mariam qui tourne en boucle. Dans un grand et lourd soupir, Olivier fait un résumé précis et concis de ces douze dernières heures : « Quelle journée ! ».

De mon côté, j'écris mon blog, trie mes photos ou alors m'attèle à mon occupation préférée, les lettres et cartes postales.

22h30. Je me connecte sur Skype pour profiter du sourire et de la voix douce d'une très charmante demoiselle, ma puce...

Minuit passé. Morphée m'appelle enfin et je m'endors dans ses bras...

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 21:35

Le saviez-vous ? Le Kenya fait partie des plus grands producteurs et exportateurs de thé au monde. Avec le tourisme, le café et les roses, il s'agit de la quatrième source de richesse du pays.
Dans ce contexte, il était alors indispensable, durant mon séjour outre-méditérranéen, de visiter une plantation de thé. La plupart et les plus connues se situent aux alentours du Mont Kenya, mais on en trouve aussi beaucoup dans la région de Nairobi.

C'est ainsi que dimanche dernier, avec Rikka, Alena et Sebastian, une Finlandaise et deux Allemands, nous avons décidé d'aller visiter la Kiambethu Tea Farm, une plantation de thé située à environ une heure de route au Nord de Nairobi. Nous nous sommes retrouvés à 09h30
 en centre ville pour prendre le matatu 116 en direction de Limuru. 
Tout trajet en matatu public kényan est une véritable aventure : un moment donné, alors que le matatu était déjà bien rempli, une jeune mère avec ses huit enfants est monté à bord. Nous nous sommes serrés, encore serrés, de plus en plus serrés, afin que les 20 passagers entrent tant bien que mal dans le véhicule. Pour petit rappel, un matatu a le droit de transporter au maximum 14 passagers...

Finalement, nous sommes arrivés à bon port et avons été accueilli par Fiona, une Kényane d'origine britannique dont le grand-père s'est installé au pays des safaris en 1906 et était à l'origine de la Kiambethu Tea Farm, la première plantation de thé kényane.
Autour d'une tasse de thé et en compagnie de six autres touristes, Fiona nous a tout d'abord raconté l'histoire de sa famille et expliqué succintement la fabrication de cette noble boisson. Puis, Kimani, un de ses fidèles employés, nous a fait faire le tour du propriétaire et emmené dans les champs de thé.
Ensuite, nous avons été conviés à nous installer dans le jardin, un véritable havre de paix, où deux tables ont été dressées. Le déjeuner était tout simplement excellent : du boeuf en sauce, des légumes du potager, du pain fabrication artisanale et, en dessert, une glace faite maison avec le lait des vaches de la ferme...

Repus et reposés, nous avons repris le chemin du retour dans un matatu avec écran-télé diffusant des clips de musique disco des années 80. A nouveau un matatu prévu pour 14 passagers, mais cette fois-ci nous étions 25...

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 20:19

Avant de vous raconter mon très beau séjour au Masai Mara, je souhaitais tout d’abord vous remercier pour vos cartes postales, lettres, messages électroniques et commentaires sur mon blog que vous m’avez fait parvenir durant ces dernières semaines. Merci beaucoup! Je suis très heureux de savoir que tout se passe bien en Europe et que vous suivez mes pérégrinations avec cœur battant…

 

Il y a quelques mois, Samir, un collègue du AA (club automobile britannique), m'a dit, alors que je lui annonçais mon départ pour le Kenya: « Tu pourras alors suivre la migration des gnous au Masai Mara ! ». Je l’ai regardé avec de grands yeux et répondu: « La migration des quoi ? ». Sur ce, il m’a montré un article sur internet relatant de la plus grande transhumance de mammifères au monde, un phénomène naturel jusqu’ici encore inexpliqué par les scientifiques. Chaque année, environ deux millions d’herbivores, essentiellement des gnous, migrent des plaines du Serengeti, parc national situé en Tanzanie, jusqu’à son prolongement naturel, la réserve nationale du Masai Mara au Kenya. Celle-ci tient son nom de la tribu qui vit sur ses terres, les Masai, et de la rivière qui la traverse, Mara. L’apogée de cette migration est la traversée de cette rivière, lorsque les gnous, épuisés et affamés, sont attendus par les prédateurs et notamment les crocodiles, eux aussi affamés… Seuls les plus forts et plus téméraires réussissent à atteindre les pâturages verdoyants du Masai Mara…

 

Amélie et Olivier, mes colocataires, m’ont proposé de les y accompagner avec Alena et un couple d’amis, Anni et Sébastien. Avec Albert, un guide de safaris, et son véhicule, nous sommes partis vendredi dernier et avons atteint la porte de la réserve nationale après cinq bonnes heures de route. A peine arrivés, des femmes Masai se sont précipitées sur notre matatu, ont ouvert les fenêtres et nous ont tendu bracelets, colliers et autres objets fabriqués par leurs soins… Certains de mes co-voyageurs n’ont pas pu résister à la beauté des bracelets et ont fait le bonheur des vendeuses.

Nous avons alors pénétré l’enceinte de la réserve et très vite pu voir les premiers animaux : girafes, zèbres, gazelles de thomson, gnous, lions, guépards, phacochères, chacals… Vers 18h nous nous sommes dirigés vers notre camping. Vu que je n’avais pas emmené de tente, j’ai pu louer une tente individuelle, préinstallée, relativement solide et équipée d’un lit sur place.

Avant de préparer notre dîner, nous avons pris l’apéritif au bar du camping et qu’ai-je entendu en y entrant ? Un groupe de cinq touristes parlant l’allemand avec un accent autrichien ! Nous avons alors fait connaissance et échangé quelques mots. En payant l’addition au comptoir, un détail étonnant a attiré mon attention : le long du mur était accroché le drapeau bavarois ! Si, si, vous avez bien lu, le drapeau bavarois! J’ai alors tout de suite demandé au serveur comment cela était possible que le drapeau de ma région natale soit accroché dans un camping du Masai Mara, et il m’a répondu que le propriétaire du camping était bavarois et originaire de Landshut (ville située au sud-est de la Bavière) ! Par la suite, je me suis rendu compte que beaucoup d’Allemands venaient loger au sein de ce camping. Dépaysement assuré !...

 

Le lendemain matin, réveil à 06h. Nous avons passé toute la journée dans la réserve et parcouru environ 150 kilomètres pour aller jusqu’à la frontière tanzanienne et aux bords de la rivière Mara. Nous n’avons malheureusement pas vu de gnous traverser le cours d’eau, mais pour cela des crocodiles et hippopotames. Entre parenthèses, il paraît que les hippopotames sont les animaux les plus dangereux de la savane… Si, si, je vous assure !

Le soir-même nous avons dîné au restaurant du camping et avons passé la fin de soirée à admirer le ciel étoilé kényan avec sa voie lactée et de nombreuses étoiles filantes. C’était merveilleux ! J’aurai tellement voulu partager ce moment en d’autre compagnie…

 

Dimanche matin, réveil à 05h. Je sais, c’est de la folie, mais nous voulions assister au lever du soleil dans le parc. Par ailleurs, il paraît que c’est le meilleur moment de la journée pour voir les animaux. L’ambiance était indescriptible !

Vers midi nous nous sommes alors redirigés vers la sortie et à peine arrivés devant la porte, rebelotte, une dizaine de femmes Masai se sont ruées sur notre matatu ! Cette fois-ci, moi non plus, je n’ai pas pu résister à acheter quelques souvenirs et cadeaux…

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:26

Mardi 14 juillet, 12h30. Comme chaque année, l'Ambassadrice reçoit la communauté française de Nairobi au sein de sa Résidence.

13h30. Le buffet de spécialités françaises est ouvert. Nous passons une excellente après-midi dans une ambiance très conviviale, l'occasion de rencontrer des Français et de nombreux Kényans.

17h00. La réception touche à sa fin. Avec un groupe d'autres stagiaires, nous nous donnons rendez-vous au bord de la piscine du Blackrose, notre résidence, histoire de finir la journée en beauté.

19h30. Un petit creux nous pousse à aller à l'Habesha, un restaurant éthiopien situé à 200 mètres de chez nous.

 

Dimanche 19 juillet, 08h30. Chris, un chauffeur d'une compagnie de safaris, nous attend au Yaya-Center. Avec Alena, Amanda, Caroll, Amélie, Olivier, Lisa et Stefan, nous partons au parc naturel du Mont Longonot, un volcan éteint, dont la dernière éruption date des années 1860.

10h30. Nous arrivons au parc et nous nous préparons pour la montée du cratère.

12h. Arrivés en haut, un paysage à couper le souffle s'offre à nous : la vallée du Rift et le lac Naivasha. Affamés et fatigués, nous reprenons des forces avec notre pique-nique.

12h45. Rassasiés et reposés, nous décidons de faire le tour du cratère. Très vite, quelques-uns n'ont plus la force de continuer et nous ne sommes finalement plus que trois : Caroll, Stefan et moi. Nous devons non seulement nous battre contre un dénivelé non négligeable d'environ 300 mètres sur une très courte distance, mais aussi contre la chaleur et la cendre.
16h30. Nous rejoignons les autres au point de départ initial.

17h. Gros dodo dans le matatu.

18h30. Retour à la maison avec une seule envie : prendre une longue douche pour enlever toute la poussière et la cendre qui colle à notre peau.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 21:41

Il y a quelques années, Gilles Porte, photographe et réalisateur, a demandé à sa fille Syrine, alors âgée de 3 ans, de se dessiner sur un papier noir avec un crayon blanc, et l’a prise en photo. Puis, il a fait la même chose avec les enfants de la classe maternelle de Syrine. Et avec l’école toute entière. Aujourd’hui, il a traversé plus de 20 pays à travers le monde et a fait dessiner près de 1000 autoportraits.


Depuis le début de l’année, il a intégré un autre élément à son projet, l’enregistrement vidéo. Il installe une vitre, devant cette vitre une caméra. L’enfant, placé derrière, se dessine sur la vitre avec un feutre noir en prenant le temps et l’espace qu’il souhaite.

 

Le 20 novembre prochain est célébré le 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. A cette occasion, Gilles a décidé de parcourir 20 pays répartis sur les cinq continents, avec ses papiers noirs, ses crayons blancs, sa vitre et sa caméra. Les photos seront ensuite exposées à Paris, dans une vingtaine de villes de province, ainsi que dans cinq pays étrangers.

 

Alors, me demanderez-vous, pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ? Tout simplement, parce que l’un de ces 20 pays est le Kenya et que j’ai été chargé d’organiser le séjour de Gilles, qui souhaitait travailler avec 30 enfants massaï âgés entre 3 et 6 ans. Cela tombe bien, car le lycée français de Nairobi entretien un partenariat avec une école primaire massaï près de la ville de Magadi, au Sud-ouest de la capitale, à deux pas de la frontière tanzanienne.

 

Non seulement, j’ai alors organisé le séjour de Gilles et Samuel, son assistant,  mais aussi, j’ai eu la possibilité de les accompagner en pays massaï ! Voici le récit de mon voyage riche en impressions et expériences :

 

Gilles et Samuel sont arrivés à Nairobi le mardi 7 juillet au soir. Je suis allé les chercher à l’aéroport et les ai ensuite accompagnés à leur hôtel. Nous avons alors dîné ensemble et fait le point sur notre voyage à Magadi.

 

Le lendemain matin, un chauffeur parlant l’anglais, le kiswahili et la langue massaï est venu nous récupérer avec un 4x4 huit places. Avant de partir, nous devions encore aller récupérer un groupe électrogène, car sur place, à l’école, l’électricité est inexistante. Une fois tout chargé nous sommes partis et avons découvert un paysage à couper le souffle !

Arrivés à l’école, nous avons été reçus par la directrice et son adjoint. Gilles leur a expliqué le projet et a ensuite rencontré les parents des 30 enfants. Ceci était une étape très importante, car, en principe, les Massaïs refusent de céder leur droit à l’image. Mais grâce au soutien de la directrice et d’une transparence sans faille de la part de Gilles, il n’y a eu aucun problème.  

 

Commença alors la première partie du travail, l’autoportrait sur papier noir avec un crayon blanc. Chaque enfant a été photographié par Gilles, une fois avec son dessin, une autre fois sans. En fin d’après-midi, Gilles et Samuel ont commencé les séquences vidéo avec une dizaine d’enfants.

En allant à Magadi pour prendre possession de nos chambres, j’ai pu vivre mon premier coucher de soleil africain ! Je vous laisse admirer sa beauté…

 

 

 Que dire de la ville de Magadi ? Pas grand-chose, si ce n’est qu’elle est construite au bord d’un lac salé et qu’elle accueille une énorme entreprise, la Magadi Soda Company. Celle-ci rythme la vie de toute la ville.

 

Le lendemain matin, Gilles et Samuel ont continué le tournage des séquences vidéo. Pendant ce temps, un des enseignants, David, m’a emmené au sein d’une manyatta, un village traditionnel massaï. Elle comportait cinq maisons. J’ai eu la possibilité de pouvoir en visiter une et de pénétrer au cœur de la vie massaï. C’était une expérience unique et inoubliable ! Sans eau courante ni électricité, ils vivent dans une grande précarité, mais m’ont accueilli avec sourire et gentillesse.

Le jour-même, Gilles et Samuel ont pu terminer les séquences vidéo et nous avons rangé toute l’installation.

 

Le lendemain, vendredi, l’école et les habitants du village nous ont réservé une surprise : des démonstrations de danse massaï. C’était impressionnant ! Une fois de plus, nous avons eu la primeur de découvrir au plus près la vie et tradition massaï ! 

Avant de partir, les villageois nous ont bien évidemment sollicités pour acheter des bijoux, ceintures et autre ornements fabriqués par leurs soins. S’ensuivi alors un long et dur marchandage quant au prix d’acquisition de ces objets… Mais avec l’aide de notre chauffeur, nous avons pu trouver un compromis satisfaisant vendeur et acheteur.

 

Voici donc ma semaine riche en émotions et impressions ! Je tiens une fois de plus à remercier Gilles et Samuel de m’avoir donné la possibilité de découvrir de manière aussi intense la vie et tradition massaï. Sans leur travail, cela n’aurait pas été possible.

 

Je vous laisse regarder les photos que j’ai pues prendre lors de ce voyage. Néanmoins, je ne mettrai pas de photos des Massaïs, car je souhaite respecter leur droit à l’image et la grande importance qu’ils y portent…

 

 

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 20:52
...que le Kenya était un pays magnifique ? Non, pas encore ? Et bien, voilà, le Kenya est un pays magnifique ! Que dis-je magnifique ? Fabuleux ! Epoustouflant !
 
Samedi matin, mon maître de stage m'a proposé une randonnée avec trois jeunes volontaires travaillant aux Nations Unies, une Française et deux Espagnols. Nous sommes allés dans la Kedong Valley à une heure de route au Nord de Nairobi en direction de Nakuru. C'est le coeur de la Rift Valley offrant un paysage à couper le souffle !
Nous avons crapahuté pendant six heures et demi, à la rencontre de la beauté du paysage. Avant de monter en altitude, nous avons traversé un village de quelques maisons faites de bois et de boue. Un petit garçon âgé de 6-7 ans nous a alors suivi. Il était là, derrière nous et nous a accompagné sans dire un mot, sans esquiver un sourire, pendant bien une heure, une heure et demi. Nous avons commencé à lui parler en kiswahili, à sympathiser et à un moment donné il nous a demandé si nous avions de l'argent... "Hakuna pesa" fût la réponse. Sur ce, il a fait demi-tour pour rentrer chez lui, tout seul.
Une fois arrivé en haute de la colline, nous nous sommes installés à l'ombre d'un arbre et avons pris notre pique-nique en surplombant la vallée du Rift. C'était magnifique...
 
Le soir, je suis rentré à la maison, épuisé, courbaturé et n'avais qu'une seule hâte, aller me coucher. Et cela était nécessaire, car le lendemain, je devais me lever à 5h30. Oui, oui, vous lisez bien, dimanche, je me suis levé une fois de plus avant l'aube (Cécile et Jean-Philippe, je sais ça fait mal...). Mais c'était pour la bonne cause, car avec sept autres stagiaires (un mélange de Français et Allemands), nous avons loué les services d'une société de safaris et sommes allés au parc national de Nakuru, notamment connu pour sa concentration impressionnante de flamants roses.
Au bout de trois heures de route, nous avons enfin pu contempler un spectacle naturel qu'on ne voit en principe qu'à la télé ou sur des cartes postales : une multitude de flamants roses, les uns à côté des autres... C'était d'une beauté in-des-crip-tible ! Nous avons également pu voir des pélicans, buffles, zèbres, babouins, rhinocéros, gazelles, girafes... 

Mais assez parlé, je laisse le soin aux images vous raconter l'émerveillement que j'ai pu ressentir durant ce week-end...
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:13

Laissez-moi deviner : tous les matins en vous levant, la première chose que vous faites, avant même d'aller dans la salle de bains pour les uns ou de prendre votre petit-déjeuner pour les autres, est d'allumer votre ordinateur, aller sur jambokenya.over-blog.com (adresse que vous avez bien évidemment tout en haut de votre liste de favoris) et voir avec cœur battant accompagné de crampes à l'estomac si je n'ai pas rédigé un nouvel article, raconté un épisode supplémentaire de mon séjour au Kenya. N'ai-je pas raison ?...

 

Comme vous pouvez le constater, je n'ai pas trop changé, toujours les chevilles qui enflent un peu... Mais, néanmoins, j'espère que mon blog vous plaît et que vous le lisez avec intérêt, article après article, phrase après phrase, mot après mot, lettre après lettre... Si, par ailleurs, vous avez des suggestions de quelque nature que ce soit, surtout n'hésitez pas ! Vous savez, je suis ouvert à tout...

Passons maintenant aux choses un peu plus intéressantes. Que s'est-il passé durant cette semaine ?


Comme vous le savez, Ola m'a offert pour mon anniversaire un cours de cuisine kényane. Les trois séances ont eu lieu lundi, mercredi et vendredi avec William, un chef-cuisinier enseignant à l'école d'hôtellerie de Nairobi. Le premier jour nous avons préparé du kuku ujamaa (poulet rôti à la sauce tomate avec des oignons et du coriandre) et du irio (purée de pommes de terre mélangée à du maïs et des feuilles de citrouille).
Mercredi, William m'a appris à faire du samaki wa nazi (poisson à la noix de coco) avec du wali mweupe (riz) et managu (légume vert ressemblant aux épinards).
Vendredi, nous avons terminé la semaine en cuisinant du duro wiro (filet de bœuf à la crème de beurre de cacahuètes) avec du matoke (bananes plantains à la sauce tomate) et des pommes de terre sucrées.

Que voulez-vous que je vous dise ? C'était tout simplement dé-li-cieux ! Par ailleurs, j'ai déjà plusieurs demandes d'invitations à dîner...


La deuxième semaine de stage s'est bien passée. Je commence à avoir mes premiers dossiers, bien que je sois encore dans la phase de découverte et d'apprentissage.
Demain, dans le cadre de la promotion de la francophonie, nous allons visiter une école pour malvoyants à Thika (env. 50 km au Nord de Nairobi) qui enseigne notamment le français.
Par ailleurs, je suis en train d'organiser le séjour d'un photographe français, qui, dans le cadre d'un projet artistique, souhaite prendre en photos trente enfants massaï avec leur autoportrait. Je vous en dirai plus la prochaine fois...


Hier, j'ai retrouvé Alena, une étudiante allemande, en centre-ville et nous sommes montés au 30ème étage du Kenyatta Conference Centre duquel nous avions une vue panoramique époustouflante sur toute l'agglomération de Nairobi !

Ensuite, nous avons fait un petit tour au marché massaï et n'avons pas pu résister au plaisir du marchandage ! C'est tout de même marrant : bien que cela ne soit pas du tout ma philosophie et ne corresponde pas à mon caractère, je commence réellement à y prendre goût ! C'est un véritable jeu, une épreuve sans merci, sans savoir si je vais réussir à faire une bonne affaire ou non. Le marchandage est tout un art que je suis loin de maîtriser. Mais, grâce à quelques conseils d'autres occidentaux, j'ai réussi à acquérir hier trois objets avec une remise tout à fait intéressante. Le plus impressionnant est un petit bol peint, d'un diamètre d'environ 15 cm, en pierre soi-disant "précieuse" provenant de la région du papa de Barack Obama... Tout d'abord, le vendeur me l'a proposé à 1500 shillings kényans. Au final, j'en ai emporté deux (!) au prix total de... tenez vous bien... 350 shillings ! Soit pratiquement dix fois moins !


Aujourd'hui, dimanche, je me suis levé à six heures moins le quart. Du matin. Oui, je sais, beaucoup d'entre vous vont écarquiller les yeux et dire que c'est de la folie (n'est-ce pas Cécile et Jean-Philippe ?), mais cela en valait vraiment la peine. Je vous explique.
Par le biais d'Alena et Benjamin, deux stagiaires allemands, j'ai fait la connaissance d'Anke, qui, employée au ministère allemand pour l'aide au développement, est actuellement à Nairobi pour une mission d'un mois au sein de l'Ambassade d'Allemagne. C'est également son premier voyage au Kenya et elle nous a invités à un safari au Nairobi National Park ! Elle a organisé un véhicule avec chauffeur auprès d'une agence de voyage et, tous les quatre, nous nous sommes rendus au Sud-ouest de la ville, pour visiter, selon le Petit Futé, "le parc le plus surprenant d'Afrique". Créé en 1946, il se trouve aux portes de la capitale et abrite sur une surface de 114 km² gazelles, girafes, rhinocéros et lions.

A bord d'un 4x4 avec toit ouvrant à l'arrière, permettant ainsi d'être debout et de voir à l'extérieur, nous avons, pendant près de quatre heures, sillonnés les chemins du parc à la rencontre de rhinocéros, girafes, zèbres, autruches, gazelles et hippopotames. Malheureusement, nous n'avons pas pu voir de fauves...

Et là, en contemplant un zèbre à une distance de moins de dix mètres, nous nous sommes posés LA question existentielle : est-il noir avec des rayures blanches ou blanc avec des rayures noires ?...

 

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Published by Philippe
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